Évocations

Le regard de François-Bernard Sos sur le travail de Nathalie Linguanotto

L’œuvre de Nathalie Linguanotto se construit de façon progressive et exigeante, en combinant, imbriquant formes géométriques, couleurs et matériaux.

C’est un travail de structuration, architectural, où homogénéité et cohérence sont obtenues au prix d’une étude minutieuse du rapport de force entre chaque partie et l’ensemble.
Aussi, tout élément nouveau doit être validé, pesé pour s’intégrer dans l’objet en cours de réalisation.
Rien n’est laissé au hasard, ici pas de geste qui échappe, le mouvement est souhaité, précis, contrôlé.

L’artiste élabore jusqu’à l’obtention d’un équilibre qui lui est propre, moment de libération où sa toile lui renvoie la représentation exacte de sa sensation, où l’œuvre devient miroir.

Alors, les éléments géométriques initialement muets se libèrent et se mettent à fonctionner en raccourci, proposant une figuration simplifiée, devenant des signes suffisamment éloquents, repérables par l’observateur qui composera, à son tour, quelque chose de connu.

Visiter ses souvenirs…

Lorsque cette artiste peintre s’installe devant sa toile, le monde autour d’elle s’efface pour laisser place aux paysages qui l’ont touchée, aux émotions qu’elle a ressenti, revivant à l’envi des souvenirs bien ancrés en elle.

Nathalie Linguanotto nous fait du bien, nous entraînant harmonieusement vers l’Afrique qu’elle a bien connue par exemple, nous donnant un peu de cette magie qui fait de nos rêves et de notre mémoire de superbes machines à remonter le temps.

La peintre réalise des toiles très texturées, les glacis apportant profondeur et transparence à ses teintes sourdes, fondues les unes dans les autres comme sur du velours.

Cette manière unique de travailler la couleur se retrouvait déjà pendant sa période abstraite, lorsque la peintre inventait des univers fantasmagoriques faisant la part belle au rêve et à l’imaginaire.

Perfectionniste et très méticuleuse, Nathalie Linguanotto crée et recrée des atmosphères uniques dans lesquelles il fait bon lâcher-prise et respirer…

Marie Agnès MOLLER
Journaliste de la revue Art et Design

Le regard de Monique Dieuzeide sur le travail de Nathalie Linguanotto

Un ensemble de tableaux d’une parfaite homogénéité, à l’esthétique rassurante.

En effet, rien n’offense, ni n’agresse, ni ne tourmente, ni ne détourne d’une composition pure et rigoureuse où transparait l’esquisse d’une certaine réalité (paysage portuaire, espace citadin, vue plongeante sur un groupe humain, assemblage architectural).

Sur des aplats de teintes sourdes (gamme de gris et de noirs raffinés, beige seigle, rouge fruité, vert olive, bleu ardoise) s’insèrent des lignes et des surfaces d’un blanc pur, des traits de papier collé, des formes rondes, sans empâtement.

La rigueur et l’équilibre de la construction vous cueillent d’emblée.

Cependant, l’œil du spectateur capté par cette mise en œuvre d’effets spatiaux si volontaires, si contrôlée, ne peut qu’espérer une évolution sans à-coup vers une expression tout aussi singulière mais plus risquée, plus lumineuse, au pouvoir émotionnel enfin dévoilé.

Dessin et texte de Claude Petitjean

2015 – Art Capital au Grand Palais à Paris

2010 – Marché de l’art à Saint Germain en Laye

 

 

 

 

 

 

2010 – Exposition à Croissy sur Seine

 

 

 

 

 

 

2009 – Marché de l’art à Saint Germain en Laye

 

2009 – Exposition à Bougival